S'associer entre commerçants

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Des travaux sur une ligne de tram ou une déviation mal placée et c’est la galère pour les commerçants. En créant des associations fortes, ils sont mieux écoutés par les autorités régionales ou communales. Avec d’autres acteurs du quartier, ils cherchent à s’adapter positivement aux nouvelles politiques (parking, isolation des devantures, tri sélectif, mobilité…).
Découvrez l'outil "Associations de commerçants" : tous ensemble, tous ensemble, wé, wé !

Témoignage

Un nouveau chapeau

Les commerçants ont chacun leur clientèle, leur marchandise et leurs galères. Mais ils ont aussi des revendications communes. A Saint-Gilles, quatre associations ont créé une structure-chapeau pour mieux les représenter. Témoignage d’Eric Coune, propriétaire du magasin de bandes dessinées The Skull à Saint-Gilles, et président de l’association des commerçants du quartier de l’Hôtel de Ville.

Découvrez le témoignage

Il ne faut pas regarder juste devant chez soi

Eric Coune

« A Saint-Gilles, il y a historiquement quatre associations de commerçants. Quand j’ai repris la présidence de celle du quartier de l’Hôtel de Ville, en 2000, j’estimais qu’il fallait avoir un peu plus de poids face à la Commune ou à la Région. Mon idée était de fusionner nos associations pour en former une seule, forte, avec des commerçants très engagés. Face à la suppression de places de parking, un chantier de la STIB ou la modification du plan de mobilité, il ne faut pas regarder juste devant chez soi. Cela a des impacts sur les autres quartiers. Et on est plus crédibles à 40 ou 60, avec tous nos fichiers clients derrière, que seuls. Puis, le projet Boost Your Shop nous a donné l’opportunité non pas de fusionner nos associations mais de créer une ASBL coupole, qui gérerait les gros problèmes, les nouvelles recommandations. Un exemple ? La Région veut obliger tous les propriétaires à faire une étude PEB (audit énergétique) et à se mettre en conformité dans les 5 ans. Je vois les catastrophes arriver, si un commerçant doit débourser 25.000 euros pour refaire son toit ou changer ses châssis. On va voir si on peut monter un dossier et peut-être demander un assouplissement des règles pour les commerçants. On essaie maintenant de les convaincre de s’affilier. Certains répondent qu’ils n’ont pas de problème. Mais il faut s’associer avant d’en rencontrer. »

Allez dire bonjour aux voisins !

Dans la Petite épicerie bio de Mehdi Zellama et ses frères, on salue les clients, mais aussi les autres commerçants. « Il n’y a pas de mauvaise concurrence, que de la complémentarité… »

Interview

Tisser sa toile locale

Le quartier de la Chasse à Etterbeek s’apprête à vivre de grosses transformations. Les commerçants se fédèrent et se mettent en contact avec d’autres acteurs du coin. Pour faire entendre leur voix et en sortir gagnants. Rencontre avec Julie Krotoszyner, conseillère pour les partenariats locaux chez hub.brussels (l'Agence bruxelloise pour l’Accompagnement de l’Entreprise).

Découvrez l’interview

Quel est votre rôle chez hub.brussels ?

Notre service de la Coordination des Partenariats Locaux travaille avec 104 quartiers commerçants à Bruxelles. Nous créons et professionnalisons des associations de commerçants et nous les mettons en réseau entre elles et avec d’autres partenaires locaux comme les associations de riverains, les communes et les représentants des classes moyennes.

Pourquoi les commerces devraient-ils s’associer ?

Pour être des interlocuteurs de poids face aux pouvoirs publics communaux ou régionaux, notamment par rapport aux chantiers qui impactent le commerce, mais aussi pour être des acteurs de la redynamisation d’un quartier.

Vous vous êtes penchée sur le quartier de la Chasse à Etterbeek…

Oui, il y avait là une opportunité intéressante : la commune va y installer son administration et veut donner de la force à ce quartier. Cela aura un impact sur les commerces : comment peuvent-ils adapter leur offre à cette nouvelle demande ? Quels seront les nouveaux profils de clients ?

Est-il facile de convaincre les commerçants de l’utilité de s’associer ?

Certains s’associent de manière informelle et ne voient pas forcément l’utilité de rejoindre une association de commerçants. Mais les commerces sont touchés de plein fouet par le commerce en ligne ou les travaux publics. A Bruxelles, 50% des points ventes ont disparu en 60 ans. Il est nécessaire qu’ils se réinventent. Et on est là pour les accompagner dans la transition économique.

En bref

Le lien commerçants-commune n'est pas suffisant. Il devrait y avoir quelqu’un de la commune qui fait la liaison.

Dans une pharmacie

113

Nombre d'associations de commerçants à Bruxelles en 2020 (soit 1 pour 183 commerçants). Chiffre : hub.brussels

Une communication essentielle pour soutenir les commerçants.

S'associer entre commerçants pour des quartiers commerçants coopératifs : un outil pour vous guider

  • Un guide méthodologique parsemé de trucs et astuces pour faciliter la mise en œuvre de projets participatifs pour et par les commerçants.
  • La présentation d’une nouvelle association faîtière regroupant trois associations de commerçants et une association mixte (commerçants-habitants-acteurs culturels) de Saint-Gilles.
  • Des actions concrètes pour améliorer la convivialité entre commerçants d’un même quartier.
  • Plus de poids dans les débats avec les autorités, plus de liens avec d’autres associations, plus de solidarité.

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